«

»

Jun 18

Print this Post

Déclaration d’Alberta (RTD5) en français

 

[important]

La déclaration d’Alberta de la 5 e conférence internationale sur le tourisme responsable à destination  est maintenant disponible en français.

Download:  FR-RTDS-Declaration

[/important]

Cinquième conférence internationale sur le tourisme responsable

à destination

Du 26 au 29 juin 2011 à Edmonton (Alberta), Canada

 

En juin 2011, 193 délégués provenant d’une vingtaine de pays se sont réunis à Edmonton (Alberta), à l’occasion de la 5e conférence sur le tourisme responsable à destination, tenue par l’International Centre for Responsible Tourism ? Canada. La conférence était coprésidée par Laura McGowan, directrice, ICRT-Canada et le professeur Harold Goodwin, membre de l’International Centre for Responsible Tourism ? Royaume?Uni. La qualité et la diversité des activités exercées en Alberta pour promouvoir les valeurs du tourisme responsable ont inspiré tous les délégués.

 

Reposant sur les principes fondateurs de la Déclaration de Cape Town (2002) et les conclusions ultérieures des conférences de Kefala, du Belize et d’Oman, la Déclaration de l’Alberta présente les recommandations de cette conférence sur les mesures à prendre quant à la responsabilisation du tourisme dans cinq domaines de préoccupation actuelle :

 

1. Accès pour tous

2. Tourisme polaire

3. Tourisme autochtone

4. Tourisme et développement économique local dans les pays développés

5. Gouvernance

 

1.  Accès pour tous

Pour la première fois, l’accessibilité a fait l’objet de discussions au cours d’une conférence internationale sur le tourisme responsable à destination.

  • a. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît que les déclarations antérieures sur le tourisme responsable n’ont pas englobé la diversité des personnes présentant différents handicaps.
  • b. Par ce domaine de préoccupation, on exige que les fournisseurs de services touristiques accordent la priorité à la garantie de l’accès pour tous.
  • c. Les fournisseurs doivent diffuser une information claire et concise sur leurs installations offertes dans divers formats aux personnes handicapées, afin d’assurer leur accessibilité universelle.
  • d. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît que les gouvernements doivent signer, ratifier et instaurer la Convention des Nations Unies relatives aux droits des personnes handicapées et le Protocole facultatif, pour veiller à l’amélioration des milieux de vie et de voyage des personnes handicapées.
  • e. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît que l’intégration des personnes handicapées au tourisme devrait constituer une mesure habituelle, au lieu de reposer sur un arrangement spécial, et qu’il incombe également aux personnes handicapées de formuler clairement leurs exigences.

2. Tourisme polaire

  • a. Le tourisme polaire doit combler les lacunes entre l’activité touristique, l’intégration des voies navigables et l’aménagement du territoire dans les régions polaires.
  • b. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît l’importance d’inclure les collectivités locales et autochtones, ainsi que les corps dirigeants à la planification, à la participation et à la prestation des services dans le domaine touristique.
  • c. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît que le tourisme polaire a lieu dans des environnements fragiles et sur des terres traditionnelles, très sensibles aux impacts sur la culture locale ainsi qu’au changement climatique.
  • d. Par ce domaine de préoccupation, on exige que les fournisseurs de services touristiques assument les responsabilités suivantes :
  • i. conservation de l’environnement;
  • ii. préservation de la culture;
  • iii. amélioration des moyens de subsistance des populations locales.
  • e. Dans les régions polaires, comme partout ailleurs, toutes les formes de tourisme doivent respecter les traditions et les modes de vie des populations autochtones locales.

 

3. Tourisme autochtone

  • a. Les intervenants doivent investir dans l’infrastructure, afin répondre aux besoins des collectivités locales et de les respecter.
  • b. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît la nécessité d’améliorer les partenariats entre les groupes autochtones et l’ensemble des générations, afin d’inspirer la collaboration, la fierté culturelle et le sentiment d’identité.
  • c. Le tourisme autochtone doit assurer le développement communautaire durable et le renforcement des compétences. En favorisant l’acquisition des compétences et de l’expertise, il doit créer des emplois valables et des collectivités prospères, tout en encourageant l’utilisation durable des ressources naturelles.
  • d. Cette recommandation stipule que l’ensemble des parties prenantes doivent respecter leur engagement à consulter les groupes autochtones sur les questions liées au tourisme, aux moyens de subsistance traditionnels et au développement communautaire, en tenant compte de l’importance d’aménager les territoires traditionnels.
  • e. Le tourisme autochtone exige la mise en œuvre de systèmes transparents et responsables, qui assureront le maintien des avantages économiques importants tirés du tourisme au sein des collectivités autochtones.

 

4. Tourisme et développement économique local dans les pays développés

  • a. L’ensemble des activités doit faire appel aux principaux dirigeants communautaires, en tenant compte de l’unicité des lieux et du caractère local des solutions.
  • b. Toutes les parties prenantes doivent s’entendre sur une vision collaborative du tourisme au sein de la collectivité.
  • c. Les parties prenantes doivent aider les collectivités locales à créer des réseaux de soutien qui tireront parti de l’expertise et des ressources locales et externes.
  • d. La planification et les projets touristiques doivent inclure un plan garantissant la viabilité financière et l’autosuffisance à long terme, de même que la répartition équitable des avantages économiques du tourisme.
  • e. Par ce domaine de préoccupation, on reconnaît la nécessité, pour tous les intervenants, de communiquer efficacement entre eux, de diffuser les résultats positifs et négatifs de leurs études de cas, de faire connaître les leçons tirées de leurs activités et d’admettre leurs échecs.

 

5. Gouvernance

Pour la première fois, la gouvernance a fait l’objet de discussions au cours d’une conférence internationale sur le tourisme responsable à destination.

  • a. Les destinations constituent également des domiciles. En conséquence, le tourisme responsable accorde la priorité aux populations locales. Le tourisme responsable vise l’amélioration des milieux de vie et de voyage.
  • b. Sauf quelques rares exceptions, les destinations sont axées sur les actifs publics détenus en propriété collective; l’espace public, dont les plages, les places, les écosystèmes et leurs services; le panorama des rues et les paysages, éléments d’actif à conserver; leur financement, dont il faut prendre charge.
  • c. Dans un cadre national, les destinations touristiques sont gérées localement. Par leur action et leur inaction, cependant, nombre d’entités gouvernementales produisent un impact sur la gestion des destinations. Le défi consiste à permettre aux différentes entités gouvernementales de collaborer entre elles et avec d’autres intervenants, afin d’assumer la responsabilité des destinations touristiques et d’assurer la gestion durable du tourisme.
  • d. Les fonctions centrales de la gouvernance locale revêtent une importance particulière pour la gestion du tourisme et l’équilibrage des intérêts publics et privés. De même, l’aménagement du territoire revêt une importance particulière pour le façonnement et la gestion du développement des destinations.
  • e. L’un de nos principaux défis consiste à favoriser la coopération et la collaboration. Il s’agit d’un défi particulier, puisque le tourisme repose sur le patrimoine culturel et naturel, et qu’il fait appel à divers intervenants.
  • f. Le tourisme doit faire valoir ses arguments circonscription par circonscription. Nous devons convaincre nos collectivités de l’apport du tourisme en démontrant ses bénéfices nets.

 

Signée à Edmonton (Alberta), Canada le 29 juin 2011 par les coprésidents Laura McGowan et Harold Goodwin, au nom de la Conférence.

 

 

Laura McGowan                                                                                                               Harold Goodwin

ICRT Canada                                                                                                                       ICRT International

 

 

Permanent link to this article: http://icrtcanada.ca/archives/336